CONSEIL=IDENTIFICATION

Il existe un site en anglais (anticoagulationeurope) sur lequel il est possible d’avoir ce modèle.

 

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Pourquoi être traité par un nouvel agent anticoagulant ?

 

Tenant compte de votre cas particulier, votre médecin a en effet jugé que l’un de ces nouveaux médicaments était plus adapté à votre traitement anticoagulant que les AVK. Par rapport aux AVK, les nouveaux anticoagulants oraux sont au moins aussi efficaces et sûrs. Leur utilisation est par ailleurs plus commode puisqu’elle ne nécessite pas de surveillance régulière de la coagulation (INR), ni d’adaptation de posologie.5.

 

Quelles sont les précautions d’utilisation des anticoagulants ?

 

Les nouveaux anticoagulants oraux sont des molécules puissantes et efficaces et leur utilisation justifie le respect de plusieurs précautions.

 

Comment réduire le risque d’hémorragie ?

 

Les nouveaux comme les anciens agents anticoagulants, peuvent être à l’origine de saignements anormaux plus ou moins sévères – ecchymoses au niveau de la peau, hématomes musculaires, saignements de plaies ou de blessures, saignement en cas d’intervention chirurgicale, de traumatisme, de chute, de sport violent. Il est conseillé d’être attentif à la couleur de vos urines et de vos selles. La survenue d’un saignement extériorisé ou l’apparition de signes évocateurs d’un saignement interne non visible doit vous conduire à informer votre médecin. S’il vous est possible de voir votre médecin dans un délai rapide de 12 heures, vous pouvez ajourner la prise de votre médicament jusqu’à la consultation. Vous pouvez prévenir les incidents ou accidents hémorragiques en limitant le risque de traumatisme et de chute, en évitant les sports dangereux et en évitant la prise de certains médicaments courants comme l’acide acétylsalicylique (aspirine), les anti-inflammatoires, sauf s’ils vous ont été prescrits par votre médecin. Le paracétamol est autorisé.

 

Quel est le régime alimentaire ?

 

Les nouveaux anticoagulants oraux ne nécessitent pas de régime alimentaire particulier, ce qui n’est pas le cas des AVKs.

 

Qu’en est-il des interactions médicamenteuses ?

 

Même s’ils sont peu nombreux, certains médicaments peuvent modifier l’action de votre médicament anticoagulant, c’est-à-dire augmenter son action (risque de saignement) ou la diminuer (risque de faire une thrombose).

 

Ne prenez pas un autre médicament, même ceux en vente libre, sans interroger votre médecin, qui est bien informé, de façon à éviter des associations médicamenteuses non recommandées. Vous pouvez aussi consulter votre pharmacien.

 

Comment prendre son médicament ?

 

Il faut respecter la dose qui vous a été prescrite. Il ne faut pas arrêter ou modifier votre traitement sans l’accord préalable de votre médecin. Le suivi régulier attentif du traitement est nécessaire pour assurer son succès. Il ne faut pas oublier de prendre le médicament régulièrement au rythme prescrit par votre médecin. Soyez attentif à prendre le médicament toujours à la même heure (une ou deux heures d’écart sont acceptables).

 

La conduite en cas d’oubli d’une dose dépend du délai écoulé par rapport à l’heure de prise prévue et du médicament concerné:

 

Pour le Pradaxa® (dabigatran), le comprimé oublié peut être pris si l’oubli est constaté jusqu’à 6 heures avant la dose suivante.

 

Pour le Xarelto® (rivaroxaban) , le comprimé oublié peut être pris le jour prévu de la prise jusqu’à 12 heures avant la dose suivante.

 

Le délai dépassé, il ne faut jamais doubler une dose pour compenser la dose oubliée.

 

Quels sont les patients qui ne peuvent actuellement pas bénéficier des nouveaux agents anticoagulants oraux ?

 

Pour les femmes enceintes, les femmes qui allaitent et les enfants de moins de 16 ans, les nouveaux anticoagulants sont actuellement contre-indiqués. Des études sont en cours dans ces divers groupes.

 

Faut-il réaliser des tests sanguins lors d’un traitement par un nouvel anticoagulant oral ?

 

Votre nouvel anticoagulant exerce un effet attendu et détectable sur la coagulation de votre sang. Contrairement aux AVKs, la dose des nouveaux anticoagulants ne doit pas être adaptée en fonction des résultats d’un test sanguin. La mesure de l’INR utilisée pour mesurer l’effet des AVKs n’est pas adaptée pour apprécier l’activité anticoagulante des nouveaux anticoagulants oraux.

 

Le niveau d’anticoagulation induit par les nouveaux anticoagulants doit toutefois être déterminé dans certaines circonstances. Il n’existe pas de test biologique de routine validé à ce jour.

 

Des tests disponibles dans les laboratoires spécialisés permettent toutefois d’approcher le niveau d’anticoagulation et peuvent être utilisés ponctuellement dans certaines situations : urgence avec signes de thrombose ou d’hémorragie, nécessité d’une disparition rapide de l’effet anticoagulant, risque hémorragique élevé, suspicion de surdosage.

 

Comment prendre en charge les saignements majeurs lors d’un traitement par un nouvel anticoagulant oral?

 

Pour l’instant, l’expérience clinique de la gestion de ce type de situation est limitée. La durée d’action des nouveaux anticoagulants oraux est courte mais pas suffisamment pour éviter des effets graves en cas d’hémorragie majeure. Il n’existe en outre pas d’antidote spécifique. De ce fait, il est proposé en cas d’hémorragie d’arrêter le traitement par anticoagulant oral et d’être rapidement pris en charge par un service spécialisé afin d’y bénéficier d’un traitement approprié

 

La spécificité des nouveaux anticoagulants ?

 

Pour chaque indication, la dose et le nombre de prises quotidiennes diffèrent selon l’anticoagulant. Pour un même anticoagulant, la dose et le nombre de prises quotidiennes diffèrent selon l’indication. Il est important de respecter les précautions d’utilisation.

 

Informer de son traitement anticoagulant ?

 

Il est important de conserver sur soi une pièce d’identité ou idéalement une carte signalant le type d’anticoagulant en cours, une adresse et un numéro de téléphone à contacter en cas d’urgence. Il est important de signaler systématiquement aux professionnels de la santé son traitement par anticoagulant.

 

 

 

 

Les médicaments antivitamine K (AVK) : Conseils pratiques pour le personnel soignant

 

Quels sont les AVK et leurs indications ?

 

Les antivitamine K sont : SINTROM- 4mg, MINISINTROM 1mg, COUMADINE 2mg, COUMADINE 5mg, PREVISCAN 20mg

 

Ces anticoagulants oraux sont principalement prescrits en relais de l'héparine pour :

 

- une phlébite ou un risque de phlébite

- une embolie pulmonaire ou un risque d'embolie pulmonaire

- certains troubles du rythme cardiaque (notamment la fibrillation auriculaire) -

- certaines anomalies ou prothèses des valves cardiaques

- certains infarctus du myocarde

 

Principes du traitement

 

 

Le traitement par AVK doit être suivi avec une grande vigilance car il expose à deux risques principaux : l'hémorragie liée à un surdosage, et la thrombose liée à un sous-dosage.

 

L'effet anticoagulant des AVK est progressif et devient maximal au bout de 2 à 4 jours après le début du traitement. Cet effet anticoagulant diminuera progressivement en quelques jours après l'arrêt du traitement.

 

L'INR est l'examen biologique qui permet d'évaluer l'activité du traitement antivitamine K.

 

l'INR (International Normalized Ratio)

 

Le prélèvement

 

Comme tout prélèvement, le prélèvement pour l'INR doit être de qualité, en particulier :

 

  • vous devez identifier le nom du patient, celui de la personne qui prélève, la date et l'heure du prélèvement
  • le délai de transmission au laboratoire doit être inférieur à deux heures
  • utilisez de préférence le deuxième tube pour l'INR en cas de prélèvements multiples.
  • Il faut de plus s'assurer que les renseignements nécessaires au suivi du traitement sont bien notés sur l'ordonnance ou la fiche de transmission :
  • le nom de l'AVK, le dosage et la posologie exacte ,l'indication pour laquelle l'AVK a été prescrit le traitement associé en cours ainsi que les éventuelles modifications récentes les maladies intercurrentes

 

Le rythme des contrôles

 

Le rythme des contrôles de l'INR est déterminé par le médecin. En début de traitement, l'INR doit être mesuré fréquemment pour permettre de trouver la dose d'AVK qui convient jusqu'à ce que l'INR "cible" soit obtenu à plusieurs reprises.

 

Quand la dose appropriée est déterminée, la fréquence du contrôle de l'INR peut diminuer progressivement, mais il devra être effectué au moins une fois par mois, pour éviter le surdosage et le risque de thrombose.

 

Des contrôles supplémentaires de l'INR seront nécessaires en cas de déséquilibre du traitement.

 

Ce qu'il faut savoir

 

L'INR mesure, sous certaines conditions, le temps de coagulation d'un patient et le compare à celui d'un sujet qui ne reçoit pas d'AVK. Chez un sujet non traité, l'INR est égal à 1.

 

Chez un patient traité par un AVK, plus le temps de coagulation s'allonge et plus l'INR augmente.

 

L'INR " cible " est la valeur d'INR à rechercher pour obtenir un traitement efficace.

 

L'INR " cible " dépend de la maladie pour laquelle le traitement est prescrit.

 

Dans la plupart des cas, il doit se situer entre 2 et 3 :

 

 

  • un INR inférieur à 2 reflète une dose insuffisante -
  • un INR supérieur à 3 correspond à une dose trop forte, avec un risque potentiel d'hémorragie

 

Dans certains cas, l'INR cible doit être plus élevé, compris entre 3 et 4,5, pour que le traitement soit efficace.

 

Dans tous les cas, un INR supérieur à 5 est associé à un risque hémorragique accru.

 

Transmission des résultats. Un traitement par AVK se prenant préférentiellement le soir, il faut s'assurer que les résultats dans l'INR seront transmis au médecin qui suit le patient dans l'après-midi de manière à ce que la dose puisse être modifiée si besoin, le soir même. Notez sur le prélèvement les coordonnées du médecin à prévenir (téléphone ou fax...).

 

Messages à transmettre à vos patients

 

Le bon usage des AVK dépend également du patient lui-même, qui doit connaître :

 

  • la raison pour laquelle ce traitement lui a été prescrit
  • son INR cible
  • les principes d'équilibre du traitement
  • les risques hémorragiques et thrombotiques liés au traitement
  • les signes annonciateurs d'un surdosage.

 

 

Il doit reporter chronologiquement ses résultats d'INR dans le carnet d'information et de suivi prévu à cet effet.

 

Ce carnet est en principe remis au patient par son médecin prescripteur, son biologiste ou son pharmacien.

 

Attention aux interactions médicamenteuses

 

Les médicaments susceptibles d'interagir avec les AVK et donc de modifier l'INR sont très nombreux ; reportez-vous au Thesaurus que Afssaps met à disposition sur l'ensemble des interactions médicamenteuses identifiées. Cliquez ici

 

L'INR doit donc souvent être contrôlé 3-4 jours après toute modification, mise en route ou arrêt d'un médicament associé, pour réajuster la dose d'AVK, le cas échéant. Vérifiez avec le patient la transmission de l'information entre les différents prescripteurs.

 

L'automédication est dangereuse

 

par exemple avec l'aspirine ou un anti- inflammatoire.

 

Le patient doit demander un avis au médecin avant de prendre un médicament, y compris dans des situations très banales, telles que la survenue d'une douleur, d'un rhumatisme, d'une lésion de la peau ou d'une infection (fièvre, grippe, angine...).

 

Il faut être attentif à l’apparition de signes évocateurs d’un surdosage

 

Ces signes évocateurs de surdosage peuvent être :

 

  • soit banals : gingivorragies, épistaxis, hémorragies conjonctivales, règles exceptionnellement abondantes, hématomes,
  • soit plus inquiétants : hématurie, rectorragies ou méléna, hématémèse, hémoptysie, saignement persistant
  • soit trompeurs : fatigue, dyspnée, pâleur, céphalées ne cédant pas au traitement antalgique habituel, malaise inexpliqué

 

Dans tous les cas, un contrôle de l'INR est nécessaire.

 

En fonction des résultats et des signes cliniques, le médecin prendra les mesures nécessaires

 

 

Alimentation

 

Aucun aliment n'est interdit.

 

Cependant l'apport du régime alimentaire en vitamine K doit être régulier et sans excès, afin de ne pas perturber l'équilibre de l'INR.

 

Les aliments les plus riches en vitamine K sont : brocolis, choux, choux-fleurs, choux de Bruxelles, épinards, laitue.

 

Vos patients trouveront des informations pratiques concernant l'utilisation des AVK dans la notice se trouvant dans chaque boîte de traitement, ainsi que sur le site Internet de l'Afssaps. Cliquez ici

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